Le collège des cardinaux électeurs passe sous les 120 : Léon XIV prépare-t-il déjà un consistoire ?
Avec 117 électeurs seulement, le pape dispose désormais d’une marge pour créer de nouveaux cardinaux et commencer à imprimer sa marque sur le futur conclave.
117 électeurs : Léon XIV peut désormais façonner son Collège cardinalice
En ce 1er juillet 2026, le nombre de cardinaux pouvant participer à un futur conclave est repassé sous le plafond de 120. Sans obliger le pape à agir immédiatement, cette évolution lui ouvre la voie vers son premier consistoire de création cardinalice.
Saints du jour : Aaron, Jules et Aaron
Le 1er juillet, l’Église fait mémoire d’Aaron, frère de Moïse et premier grand prêtre d’Israël. Porte-parole de Moïse devant Pharaon, il participa à la libération du peuple hébreu, à la traversée du désert et à l’organisation du culte de l’Alliance.
Vatican News mentionne également les saints Jules et Aaron, martyrs de Grande-Bretagne mis à mort au début du IVe siècle pendant les persécutions de Dioclétien. Leur fidélité rappelle que l’autorité religieuse, depuis le sacerdoce d’Aaron jusqu’au ministère des pasteurs chrétiens, n’est pas d’abord un privilège, mais un service rendu à Dieu et à son peuple.
Résumé en latin
Collegium Cardinalium electorum infra numerum centum viginti descendit. Kalendis Iuliis anni MMXXVI, numerus Cardinalium iure eligendi Romanum Pontificem ad circiter centum septendecim redactus erat. Haec condicio Leonis XIV libertatem auget novos Cardinales creandi, Ecclesias particulares extollendi atque Collegium, quod futurum Successorem Petri eliget, paulatim conformandi. Nullum tamen consistorium ad novos Cardinales creandos adhuc publice nuntiatum est.
En ce 1er juillet 2026, une évolution silencieuse du Collège cardinalice mérite l’attention : le nombre des électeurs est repassé sous le seuil symbolique de 120.
Les décomptes spécialisés disponibles au début du mois retiennent environ 117 cardinaux électeurs. Le cardinal Angelo Becciu n’est généralement pas intégré au nombre opérationnel des électeurs, puisqu’il avait renoncé à participer au conclave de 2025, même si son statut canonique particulier continue d’alimenter certaines discussions.
Le passage sous les 120 ne déclenche aucune obligation juridique. Léon XIV n’est pas tenu de convoquer immédiatement un consistoire. Mais il dispose désormais d’une marge claire pour créer de nouveaux cardinaux et commencer à imprimer directement sa marque sur le corps qui élira un jour son successeur.
À Rome, les grands tournants commencent parfois par une addition. Un cardinal fête ses 80 ans, puis un autre. Le changement paraît presque administratif. Pourtant, derrière ces anniversaires se dessine progressivement l’avenir du gouvernement central de l’Église.
Éphéméride de la papauté
1er juillet 1962 : Jean XXIII prépare spirituellement le concile Vatican II
Le 1er juillet 1962, le pape Jean XXIII publia l’encyclique Paenitentiam agere, quelques mois avant l’ouverture du concile Vatican II.
Le pape demandait aux catholiques de préparer le concile par la prière, la pénitence et la conversion intérieure. Il rappelait ainsi qu’une grande réforme ecclésiale ne peut pas reposer uniquement sur des structures, des nominations ou des débats institutionnels. Elle doit aussi être précédée par un renouvellement spirituel.
Le document fut signé en la fête alors célébrée du Très Précieux Sang du Christ. Le mois de juillet demeure traditionnellement consacré à cette dévotion, que Jean-Paul II décrivait comme une contemplation du prix de la Rédemption et du don total du Sauveur.
Cette mémoire éclaire le sujet du Collège cardinalice. Le gouvernement de l’Église exige des institutions, des conseillers et des électeurs. Mais aucune composition du Collège ne peut remplacer la conversion, la communion et le discernement spirituel.
L’actualité pontificale de ce 30 juillet reste relativement limitée. Aucun consistoire de création cardinalice n’a été officiellement annoncé. Pourtant, une évolution silencieuse du Collège des cardinaux mérite l’attention : le nombre des électeurs est repassé sous le seuil symbolique de 120.
Au 3 juillet 2026, les annuaires spécialisés recensaient 117 cardinaux électeurs parmi 241 cardinaux vivants. Certains observateurs avancent le chiffre de 118 en intégrant théoriquement le cardinal Angelo Becciu, dont le statut électoral demeure traité comme un cas particulier. Le décompte opérationnel généralement retenu reste cependant celui de 117.
À la mort du pape François, en avril 2025, 135 cardinaux avaient moins de 80 ans et remplissaient théoriquement la condition d’âge pour participer à l’élection de son successeur. Ce nombre dépassait nettement le plafond de 120 fixé par les normes modernes du conclave.
Le passage à 117 ne déclenche aucune obligation juridique. Léon XIV n’est pas tenu de convoquer immédiatement un consistoire. Mais il dispose désormais d’une marge claire pour créer de nouveaux cardinaux et commencer à imprimer directement sa marque sur le corps qui élira un jour son successeur.
À Rome, les grands tournants commencent parfois par une addition. Un cardinal fête ses 80 ans, puis un autre. Le changement paraît presque administratif. Pourtant, derrière ces anniversaires se dessine progressivement l’avenir du gouvernement central de l’Église.
Le plafond des 120 : une norme réelle, mais non une barrière absolue
La Constitution apostolique Universi Dominici Gregis, promulguée par Jean-Paul II en 1996, confirme que le nombre maximal des cardinaux électeurs ne doit pas dépasser 120. Elle maintient également la règle introduite par Paul VI : les cardinaux ayant atteint 80 ans avant la vacance du Siège apostolique ne participent pas à l’élection du pape.
Il faut toutefois comprendre correctement cette limite.
Le chiffre de 120 n’est pas un nombre minimal à maintenir constamment. Lorsqu’un cardinal atteint 80 ans, aucune « place vacante » n’oblige le pape à nommer immédiatement un remplaçant. Le Collège peut rester plusieurs mois, voire davantage, en dessous du plafond.
Inversement, plusieurs papes ont temporairement dépassé cette limite lors de créations cardinalices. Le pape François l’avait fait à plusieurs reprises. Le conclave de 2025 fut donc précédé par un Collège électoral plus nombreux que le maximum normalement prévu.
Ce dépassement n’annule pas la dignité cardinalice ni le droit électoral conféré par le pape. Il révèle plutôt que le nombre de 120 constitue une norme de gouvernement que le souverain pontife peut interpréter dans l’exercice de son autorité.
Le retour à 117 n’impose donc rien à Léon XIV. Il lui rend simplement une liberté d’action qu’un collège surchargé réduisait politiquement, sinon juridiquement.
Créer des cardinaux, un acte majeur de gouvernement
Un consistoire de création cardinalice est souvent résumé à ses images les plus visibles : la barrette rouge, l’anneau, les titres romains, les prélats venus des cinq continents.
Derrière le rite se trouve pourtant l’un des actes les plus structurants d’un pontificat.
En choisissant un nouveau cardinal, le pape désigne d’abord un collaborateur appelé à le conseiller dans le gouvernement de l’Église universelle. Si le prélat a moins de 80 ans, il devient également l’un de ceux qui pourraient élire le prochain évêque de Rome.
Le Code de droit canonique rappelle que les cardinaux forment un collège particulier chargé de pourvoir à l’élection du pontife romain et d’assister le pape, soit collégialement lorsqu’ils sont convoqués, soit individuellement dans les fonctions qui leur sont confiées.
Un nouveau cardinal n’est donc pas seulement un futur électeur. Il est aussi un conseiller du pape présent.
Chaque consistoire produit ainsi trois effets :
il manifeste les priorités géographiques et pastorales du pontificat ;
il renouvelle les collaborateurs du gouvernement central de l’Église ;
il modifie progressivement la composition d’un futur conclave.
Le pape ne nomme pas son successeur. Il choisit cependant une partie des hommes qui seront appelés à le choisir.
Un Collège encore largement façonné par François
Léon XIV a été élu par un Collège dont la très grande majorité des membres avait reçu la pourpre de François.
Le pape argentin avait profondément modifié la géographie du cardinalat. Il avait souvent contourné les sièges traditionnellement considérés comme « cardinalices » pour mettre en lumière des diocèses périphériques, des Églises minoritaires ou des pasteurs exerçant dans des régions marquées par la pauvreté, les migrations et les conflits.
Cette stratégie a rendu le Collège plus international. Elle a accru la présence de l’Asie, de l’Afrique et des périphéries du catholicisme mondial. Elle a également réduit l’idée selon laquelle certains archevêchés européens donneraient automatiquement droit à la barrette rouge.
Léon XIV hérite de cette internationalisation. Rien n’indique qu’il souhaiterait la renverser brutalement. Son expérience missionnaire au Pérou, son appartenance à l’ordre de Saint-Augustin et ses messages adressés aux Églises d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine le disposent plutôt à conserver un Collège véritablement universel.
Mais la continuité ne signifie pas la répétition.
Son premier consistoire de création montrerait ce qu’il souhaite prolonger, corriger ou rééquilibrer dans l’héritage de François. Il permettrait de distinguer plus clairement les priorités propres du nouveau pontificat.
Quels profils Léon XIV pourrait-il privilégier ?
Aucune liste officielle n’existe et les rumeurs romaines doivent être traitées avec prudence. L’histoire du Vatican montre que les listes de futurs cardinaux sont rarement exactes jusqu’au bout.
Il est néanmoins possible de dégager plusieurs critères, sans prétendre identifier les futurs élus.
Léon XIV pourrait d’abord vouloir mettre en lumière des pasteurs incarnant les thèmes majeurs de son pontificat : mission, paix, synodalité, dignité humaine, dialogue interreligieux, pauvreté, migrations et discernement face à l’intelligence artificielle.
Il pourrait aussi renforcer la représentation de régions où l’Église grandit rapidement. L’Afrique et l’Asie occupent une place de plus en plus importante dans le catholicisme mondial, mais leur poids dans le Collège cardinalice reste encore inférieur à leur dynamisme démographique et missionnaire.
L’Amérique latine demeurera nécessairement centrale. Le pape y a exercé une grande partie de son ministère et connaît directement ses forces, ses divisions et ses besoins.
Les États-Unis seront observés avec une attention particulière. Léon XIV est le premier pape né dans ce pays, mais il devra précisément éviter de donner l’impression d’américaniser le gouvernement de l’Église universelle.
L’Europe, enfin, ne peut être considérée comme secondaire. Même sécularisée et démographiquement affaiblie, elle conserve un rôle institutionnel, intellectuel, diplomatique et historique considérable.
Mais un consistoire n’est pas un simple tableau continental. Le pape peut choisir un prélat parce qu’il représente une Église persécutée, une expérience missionnaire, une compétence doctrinale ou une capacité de gouvernement particulière.
La géographie compte. Les personnes comptent davantage encore.
Gouverner avec les cardinaux
L’intérêt du sujet dépasse la préparation du prochain conclave.
Depuis le début de son pontificat, Léon XIV semble vouloir redonner au Collège cardinalice une fonction plus active dans le gouvernement de l’Église. Il a convoqué deux grands rassemblements consultatifs et annoncé sa volonté de réunir régulièrement les cardinaux.
Lors du consistoire extraordinaire des 26 et 27 juin 2026, 178 cardinaux ont participé aux travaux. Le pape leur a demandé liberté, franchise et loyauté, en affirmant qu’un conseil sincère constitue toujours un acte de communion.
Cette méthode marque une évolution par rapport aux dernières années du pontificat de François, durant lesquelles le pape s’appuyait davantage sur un groupe restreint de conseillers et réunissait rarement l’ensemble du Collège.
Léon XIV paraît vouloir restaurer le consistoire comme instrument régulier de discernement. Les cardinaux ne deviennent pas un parlement et le pape ne leur abandonne pas son autorité. Ils retrouvent cependant davantage leur fonction de conseil collectif.
Dans cette perspective, créer de nouveaux cardinaux ne servirait pas seulement à préparer l’avenir. Cela permettrait aussi au pape de choisir les hommes avec lesquels il souhaite gouverner maintenant.
Le temps travaille pour le pape
La composition du Collège électoral évolue sans qu’aucune décision pontificale soit nécessaire.
Lorsqu’un cardinal atteint 80 ans, il conserve sa dignité et peut continuer à participer à la vie de l’Église. Il perd toutefois son droit d’entrer en conclave si la vacance du Siège apostolique survient après cet anniversaire.
Cette règle produit une sorte de sablier cardinalice. Le temps réduit automatiquement le corps électoral.
Selon les projections publiées par le National Catholic Register, treize cardinaux supplémentaires devraient atteindre 80 ans au cours de l’année 2027. Sans nouvelle création, le nombre d’électeurs pourrait donc tomber autour de 104 à la fin de cette année.
Léon XIV n’est donc pas pressé.
Il peut convoquer rapidement un consistoire pour revenir autour de 120 électeurs. Il peut aussi attendre afin de disposer d’une marge plus importante et de préparer une création plus substantielle.
L’attente pourrait signifier qu’il souhaite observer les évêques, consulter les nonces, examiner les grands sièges appelés à changer de titulaire et éviter des choix précipités.
À Rome, le silence n’est pas toujours une décision. Mais il finit presque toujours par être interprété comme tel.
Le cas particulier du cardinal Becciu
Certains articles évoquent 118 électeurs au lieu de 117 en intégrant le cardinal Angelo Becciu.
Sa situation reste particulière en raison de la renonciation aux droits liés au cardinalat annoncée sous François et de son absence du conclave de 2025. Les observateurs ne l’intègrent donc pas tous de la même manière dans leurs projections théoriques.
Il est préférable de distinguer les deux niveaux :
le décompte courant des annuaires donne 117 électeurs ;
certains commentaires parlent de 118 en ajoutant Becciu à titre hypothétique.
Cette différence d’une unité ne modifie pas l’analyse générale. Dans les deux cas, le Collège est repassé sous le plafond des 120.
Le prochain conclave est déjà présent, sans être imminent
Parler du futur conclave au début d’un pontificat peut sembler déplacé. Léon XIV gouverne l’Église présente et rien ne permet de présenter une nouvelle élection pontificale comme proche.
Mais la préparation lointaine de la succession appartient objectivement à la fonction pontificale.
Tout pape reçoit un Collège largement constitué par ses prédécesseurs. Avec le temps, il en renouvelle la composition. Son héritage passe donc par ses textes, ses réformes et ses nominations, mais aussi par les cardinaux qu’il crée.
Cela ne rend pas les conclaves prévisibles.
Un cardinal ne vote pas nécessairement selon la sensibilité supposée du pape qui l’a nommé. Les électeurs changent, les crises évoluent et les coalitions imaginées avant l’entrée dans la chapelle Sixtine peuvent disparaître en quelques scrutins.
L’élection de Robert Francis Prevost en 2025 rappelle précisément que les favoris médiatiques ne maîtrisent pas toujours la dynamique réelle du Collège.
La composition du conclave ne détermine donc pas mécaniquement son résultat. Elle crée toutefois un climat, une mémoire, une géographie et un réseau de relations.
Le chiffre de 117 marque ainsi l’entrée du pontificat dans le temps long.
Une information peu traitée hors de la presse catholique
Le passage sous les 120 électeurs a surtout été relevé par des médias catholiques spécialisés, notamment le National Catholic Register, Avvenire et plusieurs publications consacrées au Vatican. Ces sources convergent sur le chiffre de 117 et sur la marge désormais ouverte à Léon XIV.
La recherche effectuée n’a pas fait apparaître de dossier Ground News spécifiquement consacré à cette évolution, avec une répartition exploitable entre médias de gauche, du centre et de droite.
Cette faible couverture s’explique facilement. Aucun cardinal n’a encore été créé et aucune cérémonie n’a été annoncée. Le sujet relève donc pour l’instant de la mécanique institutionnelle et de la prospective.
Il n’en possède pas moins une véritable importance. Les grands changements du Vatican sont parfois visibles bien avant leur proclamation officielle, à condition de regarder les chiffres, les âges et le calendrier.
Les brèves du pape et du Vatican
Aucun consistoire de création encore annoncé
Au moment de la rédaction, le Saint-Siège n’a annoncé aucun consistoire destiné à créer de nouveaux cardinaux. Les noms circulant dans certains milieux romains restent donc des hypothèses et ne doivent pas être présentés comme des choix pontificaux.
Le Collège retrouve sa fonction de conseil
Le consistoire extraordinaire de juin a réuni 178 cardinaux autour de Léon XIV. Les discussions ont porté sur la paix, la mission, la dignité humaine et la mise en œuvre de la synodalité. Le pape souhaite manifestement faire de ces rencontres un instrument régulier de gouvernement, et non une cérémonie exceptionnelle.
Un « Cantique de paix » à Castel Gandolfo
Léon XIV devait présider le 29 juillet, au Borgo Laudato si’, une rencontre de prière et de fraternité accompagnée par Andrea Bocelli et le chœur ABF Voices. Celui-ci rassemble 164 enfants et jeunes provenant d’Israël, de Cisjordanie, d’Ouganda, d’Haïti et d’Italie. Au moment de la rédaction, le texte complet d’une éventuelle intervention pontificale n’était pas encore disponible.
Retour au Vatican
Léon XIV a regagné le Vatican dans la soirée du 27 juillet, après vingt-trois jours passés à Castel Gandolfo. La prochaine audience générale est annoncée pour le mercredi 5 août. Aucun contenu ne doit être anticipé avant la publication officielle de la catéchèse.
Actualité du Vatican et de la Curie
L’enjeu cardinalice s’inscrit dans une séquence plus large de réorganisation du gouvernement de l’Église.
Léon XIV a déjà réuni les cardinaux à deux reprises, réformé plusieurs structures romaines et insisté sur la consultation, la loyauté et la responsabilité commune. La prochaine création cardinalice permettra de savoir si cette méthode se traduit également dans le choix des personnes.
Trois questions seront particulièrement observées :
le poids accordé aux responsables de la Curie ;
la représentation des Églises locales en croissance ;
l’équilibre entre continuité avec François et choix propres de Léon XIV.
Il faudra cependant attendre une annonce officielle avant de transformer ces questions en réponses.
Éphéméride de l’Église
30 juillet, mémoire de saint Pierre Chrysologue
Saint Pierre Chrysologue mourut un 30 juillet, entre 451 et 458. Évêque de Ravenne, il laissa environ 180 sermons qui témoignent d’une prédication concise, chaleureuse et profondément enracinée dans l’Écriture.
En 1729, le pape Benoît XIII le proclama docteur de l’Église. Cette reconnaissance pontificale souligne la place de la parole dans le gouvernement ecclésial : une autorité chrétienne ne se contente pas de commander, elle doit également enseigner, expliquer et convaincre.
Points à retenir
Le Collège comptait 117 cardinaux électeurs au début du mois de juillet 2026.
Certains observateurs parlent de 118 en ajoutant théoriquement le cardinal Becciu.
La norme fixe à 120 le nombre maximal habituel des cardinaux électeurs.
Ce plafond peut être temporairement dépassé par décision pontificale.
Aucun consistoire de création cardinalice n’a encore été officiellement annoncé.
Léon XIV dispose désormais d’une marge pour effectuer ses premières créations.
Ces choix concerneront à la fois le gouvernement présent et un futur conclave.
Le Collège reste encore largement façonné par les nominations du pape François.
Treize électeurs supplémentaires devraient atteindre 80 ans pendant l’année 2027.
Le premier consistoire de création de Léon XIV révélera ses priorités géographiques, pastorales et institutionnelles.
Note culturelle
Le mot « cardinal » vient du latin cardo, qui signifie le gond ou le pivot.
Dans l’Église romaine, les cardinaux sont donc symboliquement ceux autour desquels s’articule le service du pape et du gouvernement universel. Leur couleur rouge rappelle leur disponibilité à servir l’Église jusqu’au don du sang.
La pourpre ne représente pas seulement un honneur. Elle manifeste une responsabilité.
Un cardinal est à la fois un membre du clergé romain, un conseiller du pape et, s’il n’a pas atteint 80 ans, un électeur potentiel du prochain successeur de Pierre.
Sources
Constitution apostolique Universi Dominici Gregis, sur l’élection du pontife romain et le plafond de 120 électeurs.
Documentation du Saint-Siège sur l’histoire et la composition du Collège cardinalice.
Catholic-Hierarchy, décompte de 117 cardinaux électeurs au 3 juillet 2026.
National Catholic Register, analyse de la composition du Collège et des perspectives d’un consistoire.
Vatican News, consistoire extraordinaire des 26 et 27 juin 2026.
Associated Press, méthode de gouvernement de Léon XIV et réunions régulières des cardinaux.
Vatican News, saint Pierre Chrysologue.
Pour aller plus loin
Léon XIV après le consistoire : les premiers contours d’un pontificat
✊ Léon XIV : Le pape d’Afrique… par procuration ?
Commenter et s’abonner
Léon XIV doit-il convoquer rapidement un consistoire pour créer de nouveaux cardinaux, ou attendre afin de disposer d’une marge plus importante et de mieux discerner ses choix ?
Le prochain consistoire devrait-il renforcer en priorité les Églises d’Afrique et d’Asie, les diocèses marqués par la persécution ou les responsables de la Curie romaine ?
Vous pouvez laisser un commentaire sous l’article et vous abonner au blog pour suivre les prochains dossiers consacrés au pontificat de Léon XIV, au Vatican et au gouvernement de l’Église.
Commentaires
Enregistrer un commentaire